Le Développement Durable selon Radu
r.teisanu | 18 septembre 2009
La définition la plus connue du développement durable est la suivante :
« un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité
des générations futures à répondre aux leurs » (Commission Brundtland, 1987).
Même si cette définition est aujourd’hui très (voir trop) utilisée, je trouve que nous n’en connaissons pas une autre qui soit plus complète. Voici pourquoi :
- Elle aborde le développement d’une manière connectée : l’économie, l’environnement et l’équité sociale doivent aller ensemble.
- Elle met en avant une certaine équité inter-générationnelle : le développement n’est pas une réalité contextuelle et arbitraire, mais l’expression d’une solidarité à travers le temps
- Elle laisse sous-entendre une prudence des actions d’aujourd’hui par rapport aux conséquences futures
Equité, connectivité, prudence, sécurité… Tout cela est pour l’instant un bel idéal. Le passage des normes à l’action est encore difficile.
Essayons de transposer ces 3 critères au niveau d’une entreprise :
- La connectivité se traduirait par une activité profitable qui marie la sobriété énergétique, le respect pour l’environnement et les droits de l’humain
- L’équité inter-générationnelle suppose un investissement constant dans des projets dédiés aux générations futures : reforestations, bourses pour des enfants défavorisés etc…
- La prudence est le contraire de la gourmandise qui a favorisé la crise financière actuelle
Une analyse affinée de la politique de développement durable d’une organisation ne devrait pas ignorer quelques thèmes essentiels :
- les efforts menés afin de réduire l’empreinte écologique des activités
- l’intégration des droits humains dans les activités de l’entreprise (exemples : interdiction du travail des enfants, l’emploi orienté vers les catégories défavorisées, élimination de toute forme de discrimination au sein de l’entreprise, etc )
- l’implication dans des projets dédiés aux communautés locales (éducation, environnement, projets culturels etc)
- la rentabilité économique de l’entreprise
et la liste peut continuer…
Radu

