Le retour en grâce de l’éboueur
e.cazeneuve | 7 octobre 2009Lors de mes études, j’ai eu la chance de partir dans le cadre du programme ERASMUS à Swansea, deuxième ville du Pays de Galles. Là bas, j’y ai rencontré ma copine, des amis, des italiens et ma vocation : l’Environnement.
Quelques années plus tard, lors d’un séjour en Italie alors que nous dinions chez les parents d’une de mes amies rencontrée à Swansea, la maitresse de maison me demande avec intérêt quel métier j’exerce. En effet, après une maitrise en Biologie et un Master in Environmental Sciences au Trinity College de Dublin, je dois au moins travailler comme ingénieur qualité chez Parmalat, Danone ou Unilever. Et qu’elle ne fut pas sa surprise (et son horreur) quand je lui ai annoncé que mon travail consistait à traiter des déchets ménagers. Mes parents avaient donc payé si cher pour que je devienne EBOUEUR ! Non définitivement, je n’aurai jamais sa fille : SONIA.
Cette anecdote remonte à 4 ans maintenant et il semble que cette Mama Italienne se soit quelque peu trompée : les métiers des déchets sont devenus tendance et même très rémunérateurs. Il ne vous a pas échappé que le grand gagnant de la rentrée médiatique s’appelle Mr Henri Proglio, un éboueur, comme moi et comme les 335 000 personnes que compte le groupe qu’il dirige.
Les entreprises de l’environnement sont quotidiennement au cœur de nos collectivités, de nos entreprises et n’ont plus peur de le faire savoir. Elles font un effort considérable pour sortir de l’ombre, elles communiquent, sponsorisent des clubs de foot, de rugby, les musées, l’opéra. Ce n’est même plus une tare de travailler dans ces entreprises même pour les diplômés de MBA !
Les entreprises du BTP nous ont montré le chemin alors à nous d’en faire de même avec les métiers de l’environnement car la reconversion des friches industrielles, la réhabilitation des anciennes décharges, le traitement des déchets dangereux, l’assainissement sont des sujets passionnants pour ceux qui veulent vivre avec leur temps.
Pour ma part, ma vocation environnementaliste m’est venue à Swansea à l’écoute de mes professeurs, mais ma véritable passion pour les métiers de l’environnement me vient de mon travail dans des décharges, sur des biocentres et de cela j’en serai éternellement reconnaissant à Monsieur CS.


nom de Dieu
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… Bien raconté… mais l’histoire semble un peu triste : en effet, qu’est-il advenu de la belle Sonia ?
A la Mamma qui ne connaissait pas encore importance des relations maffia-décharges napolitaines, vous auriez offert une place à l’Opéra , vous l’auriez complimentée sur la qualité et le goût de sa pasta, au Père une place de foot et hop, le tour était joué !
Mais peut-être cela s’est-il passé ainsi ?
Les happy ends sont souvent préférables…